Maigrir en tenant compte de votre microbiote - Nutrition des Sens
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Maigrir en tenant compte de votre microbiote en région PACA

Maigrir en tenant compte de votre microbiote en région PACA

Qui gouverne notre métabolisme ?

Plus nos bactéries intestinales sont nombreuses et diversifiées, meilleure est notre santé !
Pesant entre 1,5 à 3 kilogramme chez un adulte, notre microbiote intestinal abrite une population de bactéries dont le nombre est dix fois plus élevé que celui de nos propres cellules.

On ne cesse de lui découvrir de nouvelles fonctions, au point que les scientifiques le considèrent comme un organe à part entière. Longtemps ignoré, cet insaisissable organe veille sur notre santé physique. Il améliore la nutrition et le métabolisme de notre organisme et dialogue sans cesse avec nos tissus, même à distance du tube digestif.

Plus surprenant, il jouerait un rôle sur nos fonctions cognitives et mentales ! En cas de dérèglement, il participe de façon importante au développement de maladies aussi variées que le diabète, l’obésité, les allergies et autresdésordres auto-immuns, sans compter les troubles cognitifs et de l’humeur.

FONCTIONS NUTRITIVES DU MICROBIOTE INTESTINAL

Une flore appauvrie est-elle la cause ou la conséquence des troubles métaboliques ?

Quand on greffe à des diabétiques de type 2, la microbiote intestinal d’un sujet sain, leur diabète s’améliore.

« Par ailleurs, en transplantant dans l’intestin de souris diabétiques obèses une bactérie qui leur fait défaut, nous avons amélioré leurs paramètres inflammatoires et leur diabète. Ces animaux maigrissaient alors qu’ils mangeaient autant« .

Propos de Patrice Cani, de l’Université catholique de Louvain (Bruxelles).

« Le rôle du microbiote intestinal ne se limite pas au métabolisme. Ses fonctions nutritivessont connues de longue date : il produit des vitamines vitales, aide le système digestif à convertir les aliments en nutriments. Plus insolite, il pourrait intervenir dans la modulation des effets des chimiothérapies anticancéreuses »

Comme l’indique l’équipe du professeur Laurence Zitvogel, à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif).

Nos bactéries intestinales interfèrent aussi avec la maturation de notre système immunitaire. « Toute dérégulation de cette florepeut donc favoriser des maladies allergiques, inflammatoires, infectieuses ou auto-immunes – voire certains cancers »

Souligne Guy Gorochov, professeur d’immunologie à la Pitié-Salpêtrière.

UN DIALOGUE ENTRE L’INTESTIN ET LE CERVEAU 

C’est un continent inconnu qui émerge : celui des liens réciproques entre intestin et cerveau – entre digestion et fonctions cognitives ou états mentaux.

« Notre intestin et notre cerveau dialoguent en permanence, par voie sanguine ou nerveuse. Nos bactéries intestinales interfèrent avec les cellules de notre intestin, donc avec ces échanges. Elles peuvent ainsi, selon leur composition, agir sur les fonctions cérébrales » Résume Serge Luquet, du CNRS.

Chez l’animal, ces bactéries semblent être un élément important du développement du cerveau. En témoigne, parmi d’autres, un saisissant résultat issu de l’équipe canadienne de Stephen Collins.
La microbiote est composé d’une population de bactéries dont le nombre serait de cent mille milliards de bactéries !

Elle veille sur notre santé physique, améliore la nutrition et le métabolisme, joue un rôle sur nos fonctions cognitives et mentales.

Chez 49 adultes français obèses ou en surpoids, les chercheurs ont analysé les effets d’un régime riche en protéines et en fibres, pauvre en calories.

Après six semaines, ce régime a comme prévu, amélioré les paramètres métaboliques et entraîné une perte de poids. Il a aussi augmenté la richesse des espèces bactériennes des sujets initialement déficitaires. Ce changement alimentaire a transformé le microbiote entrainant une diversité de bactéries favorable à la perte de poids.

« Quand il y a déficit en bactéries intestinales(appauvrissement de la diversité) le risque d’obésité est multiplié.

L’obésité touchait 400 millions d’individus adultes en 2005, 700 millions de personnes en 2015 et ces chiffres sont en augmentation constante…

De plus en plus de données indiquent que les variations de notre microbiote, c’est-à-dire tous les microorganismes de notre corps, peuvent avoir plus de conséquences sur le développement de l’obésité que toutes les autres variations du génome humain.

Anna pour « Nutrition des Sens »

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